Lettre Février 2020

Lettre Février 2020

Chers amis de « Mieux le Comprendre », Je vous invite à découvrir la lettre de Février 2020 ! Je souhaite y partager la quatrième partie des réflexions portées sur l’évolution de la relation homme – animal.

Les pouvoirs et les qualités attribuées aux animaux : quelques exemples :

Loin de prétendre à l’exhaustivité, nous reprendrons quelques pouvoirs et qualités essentielles prêtés à certains animaux, vénérés pour ces caractéristiques :

  • L’AIGLE : capacité de visionnaire, du fait de son aptitude à s’élever très haut dans les airs et à voir très loin. Sur un plan spirituel, l’aigle permet également d’entrer en contact avec les mondes des Esprits et de l’Invisible. Il s’agit d’un animal très présent parmi les « alliés » des chamanes ;

 

  • LE CERF : très grande sensibilité et intuition. Sagesse, force et détermination, aptitude à se déplacer très rapidement ;

 

  • LE CHEVAL : énergie, passion, force, détermination et désir de liberté. Suscite des émotions fortes et  passion.

 

  • LA CHOUETTE : animal nocturne, la chouette passe pour un animal sage, intuitive, ayant une vision claire durant la nuit. Longtemps synonyme d’annonciatrice d’une mort proche, la chouette peut être perçue comme un élément de transition. Sur le plan spirituel et comme animal totem, la chouette est douée d’une intuition remarquable et sa vision nocturne permettrait de percer ce qui n’est pas visible ;

 

  • L’OURS : de par sa force, l’ours est un animal particulièrement vénéré dans quasiment toutes les traditions. Il inspire le courage et la capacité à affronter toutes les situations qui se présentent. Pour les chamanes, il est considéré comme un guide, un médiateur puissant et présente un pouvoir de sagesse et de guérison très affirmé, qu’il s’agisse de maladies physiques ou émotionnelles ;

 

  • L’ELEPHANT : force, sagesse, mémoire, bienveillance, maîtrise de soi, patience, protecteur et volonté de vivre en paix. Sur le plan plus spirituel, volonté de vivre en harmonie avec le monde, recul nécessaire pour ne juger personne, et, en dépit de sa grande mémoire, sait pardonner ;

 

  • LA BALEINE : douceur, sagesse, ultra-sensibilité, paix et amour. Considérée comme détentrice des archives de la Terre et du savoir depuis la nuit des temps. Donne accès à des mondes subtils et détient beaucoup d’informations. Elle joue également un rôle d’alerte notamment face aux risques que font courir les hommes à l’environnement du fait de la surexploitation des ressources ;

 

  • LE LOUP : apprentissage en meute pour trouver son équilibre. A la fois solitaire, libre et indépendant, il se montre, en meute, sociable et accepte les règles de la vie en société (dès lors qu’il n’est pas le loup dominant). Le loup est perçu comme un miroir qui renvoie à l’homme ses peurs inconscientes et qui doit faire ses preuves pour être accepté. Le site grandourshaman.free.fr le décrit comme « un beau vagabond insouciant, détaché, dépouillé et uni à Tout à Tous ».

Source principale :   www.grandourshaman.free.fr

Suivant les traditions, tous les animaux ne sont pas nécessairement présents. Ainsi, en Asie et en Afrique, l’éléphant est omniprésent. L’ours est davantage une figurer emblématique de sagesse et de force en Europe et en Amérique du Nord. L’aigle est présent dans quasiment toutes les traditions et cultures mais, là encore, tout particulièrement en Amérique du Nord. Quant à la baleine, elle constitue essentiellement un élément quasi-divin des cultures esquimau, inuit et côtières (Amérique du Nord et du Sud).

Enfin, s’agissant du loup, sa présence est quasi-universelle et son rôle de miroir renvoie assez naturellement à l’adage « l’homme est un loup pour l’homme », capable du meilleur comme du pire. C’est un animal craint, un prédateur. Il peut d’ailleurs être intéressant de lire certaines analyses faites du symbolisme du loup dans Le petit chaperon rouge (Charles PERRAULT, 1697) (cf. notamment www.contes-et-symboles.e.monsite.com pour illustrer cet adage).

Si au fil des deux derniers millénaires, les pouvoirs spirituels et les forces de guérison aussi bien physiques et mentales des animaux ont été largement relégués, ils ont cependant continué à être vénérés mais de façon de plus en plus marginale. Tel est le cas dans les peuplades primitives qui ont su rester à l’abri des civilisations occidentales (Amazonie, Afrique, Asie, essentiellement) ou qui ont su conserver et raviver d’anciennes traditions tribales (comme dans les peuplades amérindiennes qui ont su préserver leur identité et leur culture). Ces survivances sont essentiellement à porter au crédit du maintien de traditions chamaniques, étant précisé que celles-ci ont pu faire l’objet de persécutions de la part de régimes totalitaires qui n’y voyaient que superstitions et, plus particulièrement, un obstacle au développement du socialisme matérialiste et à la délivrance des anciennes pensées et pratiques obscurantistes.

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